« Hououou hououou ! … Hou hououou Luceeette !
« Hein ?
« Luceeeette ! Houououou ! Houououou !
« Gineeeeette ?? C’est vous qui jouez au loup ?
« Ouais Lucette, c’est moi !
« Ben quèsqu’y vous arrive Ginette ?
« A moi ? Beeen rien Lucette, justement !
« Comment ça ? Vous vous êtes vue ?
« Moi ? Vue ?
« Oui vous Ginette ! Quèsqu’y vous arrive ?
« Dites madame Lucette, vous êtes sourde ? J’viens d’vous dire qu’y m’est rien arrivé just’ment ! Pourtant, j’aurais bien voulu … !
« Raaaaah ! Ginette, vous empestez l’alcool !
« Oooooh Lucette, pas temps qu’ça ?
« Siiii ! Vous, … eueueuh ça sent le vin ou quelque chose !
« Rooooh, j’ai juste bu un petit verre de grappe joyeuse Lucette, c’est tout.
« Moi j’dirais plutôt un grand. … Voire deux.
« Ouaiaiais ! P’têt’deux. … Mais pas plus hein ! Pasqu’y fallait pas en prendre beaucoup.
« Comment ça, y fallait pas en prendre beaucoup ?
Vous avez bu contrainte et forcée ?
« Contrainte, … eueueuh, p’têt … ! Mais forcée, non ! Malheureusement, j’ai pas été forcée.
« J’comprends rien à ç’que vous racontez. Quèsqu’y vous est arrivé ma pauv’Ginette ?
« Dites Lucette, pas plus pauv’ que vous, hein ? Faudrait voir à voir.
« Oui Gigi. Mais pourquoi que vous vous êtes mise dans ç’t’état là ? Et pis d’où qu’vous v’nez d’abord ?
« Aaaaaaah ! Madame Lucette, elle voudrait ben savoir, hein ?
« Ben Ginette, vous m’le dites si vous voulez, c’est tout.
« Et ben figurez vous Lulu que je r’viens de chez Môssieur Smokki ! Ça vous la coupe hein
« Monsieur Smokki, monsieur Smokki ? … Vous voulez dire que vous avez naviguez dans le blog ?
« Oui madame, c’est exact’ment ç’que j’veux dire !
« Avec le téléporteur d’Emil ?
« Avec le téléporteur de Môssieur Emil antic soi même. Parfaitement madame Lucette Gaucher.
« Maiaiais Gineeeette, on devait pas faire ça ensemble ?
« Pas forcément Lucette ! Y a des cas où on peut pas le faire à deux, surtout si c’est avec une frêle jeune fille comme vous ma bonne Lulu.
« Mais quèsque vous avez fait ?
« Fait ! Fait ! Fait ! J’ai rien fait justement Lucette ! J’aurais bien voulu faire, mais j’ai rien fait !
« Alors Ginette, racontez moi ç’que vous avez pas fait.
« Et ben j’ai voulu tester le dernier article de monsieur Smokki. Voilà !
« Monsieur Smokki écrit dans ‘Voilà’ maint’nant ?
« Hein ? Mais non bougre de bécasse ! Décidément vous, … vous ramenez tout à vos lectures de … de … eueueuh …pipeulette !
« Oooooh mais madame Ginette, je lis aussi du Proust !
« Du prout ? Et ben ça m’étonne pas. On peut facilement passer des magazines pipeul aux pets !
« Mais non Ginette ! je vous parle de littérature, pas de pets. Proust ! P R O U S T !
« Et ben Lucette, on n’a pas entendu le S !
« Et vous avez pas entendu de prout non plus !
« Ni senti d’ailleurs. Vous avez p’têt’raison.
« Gineeeeette ! Vous êtes pas dans votre état normal.
« P’têt bien Lucette, mais moi je m’sens bien.
« Bon alors Ginette, qu’avez-vous fait ?
« Et ben voilà : ç’matin, j’ai lu le dernier article de monsieur Smokki.
« Ah ? Il a écrit un nouvel article ?
« Ben oui Lucette, évidemment pisque j’vous dit que j’l’ai lu ! Donc je disais, avant que vous m’interrompassiez, qu …
« Oooooh ! Et ben !
« Quoi … et ben ?
« Ben vous maniez le subjonctif imparfait, … eueueuh, imparfaitement Ginette.
« Je magnie quoi ?
« Eueueueuh rien Ginette, c’est juste une question de grammaire. Continuez !
« Vous êtes bizarre Lucette. … Quèsque ma grand-mère vient faire là d’dans ?
« Rien rien Ginette, racontez moi plutôt.
« Bon ! Je continue, et ne m’interrompez plus, hein !
« Promis Ginette, allez z’y.
« Je disais donc que … eueueuh, quèsque j’disais déjà ?
« Vous aviez lu Smokki !
« Hein ? … Ah oui c’est ça. Donc j’ai lu du Smokk … hips ! Y racontait que , … eueueuh, j’sais plus où, qu’les femmes elles couchaient plus volontiers après avoir bu un p’tit coup. … Ou quèqu’chose comme ça.
« Ah bon ? Ben moi j’me couche pas toujours après avoir bu un verre, des fois je r’garde la télé.
« Moi aussi Lucette ! Mais là, y parlait de coucher !!!
« Ben oui, j’ai compris Ginette !
« Noooon Lucette, je veux dire coucher ! C O U C H E R. Coucher ! Vous saisissez ?
« Beeeeen , oui, je m’couche tous les soirs Ginette.
« J’entends bien Lucette, mais vous vous couchez , … eueueuh, comment dire ? Vous vous couchez toute seule Lucette !
« Evidemment Ginette ! J’ai pas de chat ni de chien et j’suis pas mari … ! Aaaaaaah ! C’est ça qu’vous voulez dire ? Coucher avec un, … un, … Rooooooh !
« Et oui Lulu, c’est ç’que j’veux dire. Mais vous, ça vous arriv’ra jamais ! Hein ?
« Rooooh ! Dieu m’en préserve !
« Ouais, et ben parlez pour vous. En attendant, moi, j’ai voulu voir !
« Vous ? Vous avez voulu … Rooooooooh !
« Oh ça va hein ! Faites pas vot’mijaurée Lucette. Y a un temps, vous étiez pas contre une partie de jambes en l’air ! J’vous ai vue avec vot’stringue !
« Mon String ?
« Ouais ouais Lucette. Vot’stringue et vot’minijupe jaune !
« Mais c’étaient les vacances Ginette !!
« N’empêche, j’ai vu vot’manège sur la plage, vous faisiez vot’sainte Nitouche.
« Oui Ginette, sainte n’y touche pas ! J’aime pas les regards concupiscents des vieux vicieux !
« Hein ? Des regards con … cu … quoi ?
« …Piscents Ginette. Concupiscents. Ça veut dire qu’y me regardaient avec envie !
« Avec envie ? Et ben y devaient avoir faim Lucette ! Pasqu’avec vous, y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. … Ni sous aut’chose non plus d’ailleurs. Ho ho ho !
« Et ben n’empêche Ginette, qu’on me r’gardait !
« Bah bah bah Lucette ! C’est vous qui le dites.
« Nooooon Ginette, c’est pas vraiaiai. … Snif … snif !
« Bon bon bon Lucette, j’arrête de vous taquiner,. Je sais ben qu’vous êtes une jeune fille de bonne famille. Allez, on en parle plus. …
« Snif !
« Je continue ?
« Ouiiiii gigi.
« Alors comme j’vous disais, j’ai décidé de vérifier les dires de monsieur Smokki.
« Et c’est là que vous avez utilisé le téléporteur de monsieur Emil.
« Tout juste Auguste. J’ai tapé S M O K K I ET l’adresse (http://smokki.artblog.fr ) sur le téléporteur et en un instant j’me suis retrouvée chez lui. Comme au bonvieux temps Lucette.
« Aaaaah ! Et alors ?
« Ben alors, y avait personne !
« Mince !
« Ouais comme vous dites. Pas un chat chez monsieur Smokki. Par contre y avait …
« Un chien ?
« Hein ? Un chien ? Pourquoi un chien Lucette ?
« Ben si y a pas d’chat ?
« Ben ça veut pas forcément dire qu’y a un chien ! Ousque vous avez pêché ça ?
« J’sais pas Ginette. On dit pas : « Si y a pas d’chien, y a un chat » ? Ou l’contraire ?
« Jamais entendu ça Lucette. En tout cas là, y en avait pas ! Par contre y avait une bouteille de «Grappe Joyeuse» entamée sur la table et un verre.
« Alors ?
« Et ben alors, je m’suis dit : « Ginette, ma fille, … » Oui Lucette, quand j’me parle à moi-même, j’m’appelle : « ma fille ». … Donc je m’dis : « Ginette, ma fille, bois donc un coup, et quand Smokki va rentrer, on vérifiera s’il a raison ! »
« Raison pour quoi ?
« Ben Lucette, s’il a raison sur les femmes qui, selon lui, coucheraient volontiers après avoir bu un p’tit coup.
« Ah oui ! Et alors ?
« Ben alors, comme il arrivait pas, j’ai pris un deuxième verre tiens !
« Et alors ? Et alors ?
« Ben y v’nait toujours pas. Alors j’en ai r’pris un autre.
« Et … ?
« Ben j’ai fini la bouteille ! … Et j’me suis endormie.
« Alors vous vous êtes couchée ?
« Nooooon Lucette ! Je m’suis endormie sur la table.
« Et monsieur Smokki, il est rentré ?
« Hélas oui Lucette !
« Ben pourquoi hélas ?
« Pasqu’y m’a réveillée, et, … et, … yyyyyy m’a foutue à la poooooooorte Luceeeeette !! hiiiiiiiii !Beueueueueueueuh
« Ma pauvre Gigi.
« Ouaiaiais ! Ben en tout cas, le Smokki, il avait tort avec son article ! Les femmes a couchent pas après avoir bu un p’tit coup. … Et pourtant, … j’aurais pas dit non !
« Ben après un p’tit coup, pt’êt que si, mais après une bouteille, sûrement pas !!!
« Ouaipss ! Et pis Lucette, je m’de…euh mande, si faudrait pas un bout d’autorisation du bonhomme.
« C’est pas impossible ça Ginette !
« Je m’demande. … Au fait Lucette, vous savez son nom à Smokki ?
« Beeen j’me rappelle plus. C’est quoi ?
« Et ben y s’appelle Garnier, comme le beau-frère à mon beau-frère ! Mais lui, c’est pas Jean Pierre, c’est Stéphane. C’est drôle non ?
« Très Ginette, très ! Mais son prénom, c’est comment ?
« Ben c’est Stéphane, j’viens d’vous l’dire !
« Stéphane ? C’est le prénom de Smokki ou celui du beau-frère à vot’beau-frère ?
« C’est celui de Smokki, et le beau-frère à mon beau-frère, c’est Jean Pierre. C’est t’y clair cette fois ?
« Aaaaah oui Ginette. Parfaitement clair.
« Allez hop ! On rentre !








